J'ai du mal à croire que la jeune femme rayonnante en tenue de mariée sur ce cliché soit la même personne que cette vieille dame trottinant cahin-caha derrière moi, sur ses petites cannes tremblotantes.
La faute au temps qui plisse les surfaces les plus lisses?
Le temps a beau être continu (les choses auraient pu être ainsi faites qu’il nous prenne en traître), la différence est frappante et la comparaison vous apparaît nécessairement brutale.
D’aucun vous soutiendra que les choses se sont bien affaissées en douceur, le temps s’est déversé, les plis du visage ont coulé, des rivières insidieuses ont fait leur lit du coin des yeux, et ce sont les tracés des fous fleuves du front, parfois si épais, qui en disent le plus long, je trouve. La bouche aussi, parle beaucoup selon qu'elle prend pour décision de tomber de chaque côté ou de se replier sur elle-même...